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Hot rod est une appellation venant des États-Unis désignant une voiture ancienne (jusque 1949 inclus), largement modifiée, tant au niveau du moteur que de l'aspect extérieur.

Les débuts

Les premiers hot rods apparaissent vers 1935, à un moment où l'automobile devient une chose bien plus courante et répandue qu'auparavant. Dès cette époque certains possesseurs d'automobiles, déçus par le manque de puissance et de sportivité de leur voiture, décident d'en modifier les caractéristiques.
Ce phénomène s'amplifie pendant et après la Seconde Guerre mondiale, lorsque les soldats démobilisés rentrent aux États-Unis, avec encore en tête, les petites voitures de sport anglaises MG, qui n'existent pas aux USA. À peine rentrés « au pays », ces jeunes démobilisés reçoivent une formation de leur choix, notamment en mécanique, pour leur permettre de retrouver plus facilement un emploi. Leurs pensions d'anciens militaires ne leur permettent d'acheter que des voitures d'occasions d'avant-guerre. Ils décident donc d'y apporter quelques modifications, principalement en y adaptant des moteurs V8 modernes de l'époque, provenant de voitures récentes et accidentées (ou même parfois volées).
Ce phénomène s'inscrira profondément dans la culture de la jeunesse américaine de l'époque.

Définition

La base d'un hot rod est donc essentiellement ; une voiture de marque américaine datant d'avant 1949 inclus, le plus souvent de marque Ford, couramment des Ford T, des Ford A, des Ford B datant de 1932 à 1934, quasiment toutes équipées d'origine de moteurs à 4 et 6 cylindres ou de V8 Flathead pour les B'32, '33 et '34, véhicules largement disponibles d'occasion et à des prix très bas après-guerre.
Leur structure avec châssis séparé étant relativement simple à modifier, les jeunes y greffaient les moteurs plus puissants des nouveaux véhicules fabriqués à Détroit, ou se contentaient d'augmenter la puissance des moteurs d'origine.
La plupart du temps, les modifications apportées, entraînaient d'autres modifications, comme sur les freins et les amortisseurs. Les jantes étaient généralement élargies pour accepter des pneus plus larges, du moins à l'arrière, pour mieux transmettre la puissance du moteur au sol.
D'autres modifications pouvaient être apportées sur les parties mécaniques, comme le changement du rapport de pont, de la boîte de vitesses et du système de direction, toutes choses qui devaient supporter la puissance supplémentaire. L'aspect extérieur de la voiture était souvent modifié lui aussi.

Toutes les parties non essentielles au bon fonctionnement du véhicule étaient démontées ; le toit, le capot, les portières, la banquette arrière, le pare-brise et les essuie-glaces, les pare-boue, les phares, les pare-chocs et une bonne partie du pot d’échappement. Ces modifications étaient fréquentes pour gagner du poids sur le véhicule, donc pour améliorer le rapport poids/puissance.

 

 

Les hot rods étaient souvent recarrossés aux exigences des propriétaires, le capot était percé de louvers (« ouvertures d’aération »), le toit abaissé ou retiré et les garde-boues enlevés ou réduits à deux fines bande de métal de « style moto ». Autre modification extérieure, le châssis était généralement abaissé, en jouant sur les amortisseurs et/ou la taille des roues avant, afin de diminuer la résistance au vent et d’abaisser le centre de gravité. De plus, dans un souci de se faire remarquer, la plupart des hot rods étaient peints de couleurs vives (les plus courantes étaient le jaune et le rouge) et de décorations en forme de flammes.


Les années 1960 et 1970

Le phénomène du hot rodding atteignit son point culminant vers 1955, avant de décliner lentement jusqu'au milieu des années 1960. Néanmoins, les hot rods déjà construits continuèrent à circuler pendant quelques années encore.
Les raisons de ce déclin sont multiples, mais la principale d'entre-elles est la disponibilité de nombreux véhicules d'occasion récents, ainsi que la mise en fabrication aux USA de modèles « sport », telle la Corvette ou la Ford Thunderbird, plus ou moins calqués sur les tendances européennes.
Mais, au plus bas de ce mouvement, en 1965, un phénomène de nostalgie envers les hot rods a lentement repris le dessus.
Il était relativement aisé à cette époque de trouver des endroits pour organiser des courses de vitesse sauvages, les premières pistes improvisées furent les lacs asséchés des environs de San Francisco et Los Angeles, dont la surface était parfaitement plane, ainsi que les portions presque rectilignes de routes, soit en fin de construction, soit quasi inutilisées. Il existait également de nombreux aérodromes militaires secondaires abandonnés, dont les pistes furent alors utilisées pour des courses consistant à parcourir en ligne droite une distance d'1/4 de mille le plus rapidement possible. Ces pistes permettaient de faire partir de front jusqu'à quatre ou cinq voitures, à la différence des portions de route où il n'était possible de courir qu'à deux.
Ce renouveau du hot rodding, coïncide avec l'apparition de véhicules de série aux moteurs d'origine bien plus puissants que ceux disponibles auparavant et à des prix relativement abordables (comme la Ford Mustang). Les constructeurs n'hésitent plus à construire des voitures bien plus puissantes qu'au cours des périodes précédentes, nommées « muscle cars ». Le fait que ces voitures aux moteurs très puissants montés de série soient disponibles à des prix abordables, rendit les automobiles puissantes de plus en plus populaires.

Ces difficultés ne dissuadèrent pourtant pas de nombreuses personnes de construire un hot rod, d'autant que les règles dans certains États restaient plus permissives. Toutefois, les voitures à partir desquelles les hot rods étaient couramment construits, se firent plus rares. Les véhicules de base avaient alors généralement plus de trente ans pour les plus récents, leur état était plus précaire et ceux qui étaient encore en bon état devenaient souvent recherchés par les collectionneurs, ce qui provoqua une hausse des prix, qui fit du hot rodding un passe-temps pour personnes plus aisées qu'à l'origine.
C'est, en conséquence, qu'à cette époque, apparurent les premières carrosseries en fibre de verre, reprenant les formes des Ford T et B d'avant guerre, mais comportant déjà toute une série de modifications. Ces carrosseries entrainèrent la création de châssis, de trains roulants et de multiples accessoires destinés à recréer le look des hot rods qui étaient devenus partie intégrante du mythe automobile américain.

Des années 1980 à nos jours

Street rod sur reproduction de Ford T
En 1980, le mouvement du hot rodding explose aux États-Unis et dans le reste du monde, grâce aux quelques irréductibles qui avaient continué envers et contre tout, de construire et modifier des engins pour en faire des hot rods. Cette même année sont lancés les magazines Chromes&Flammes, Rod&Custom et Nitro qui diffuseront en France et en Belgique, l'esprit du hot rodding et du customizing.


Néanmoins, de grosses différences subsistent entre les hot rods des années 1940 à 1965 et ceux qui apparaissent en 1980. Alors que les premiers hot rods étaient construits à partir de véritables automobiles anciennes et courantes comme la Ford T et la Ford B, les hot rods de la seconde génération sont devenus des répliques.

Des carrossiers se sont mis à proposer des hot rods clé en main, tout équipés, avec de gros V8 neufs, alors qu’auparavant les hot rodders préféraient (principalement pour des raisons financières) monter eux-mêmes un moteur d’occasion sur un châssis (roulant) de récupération. Au fil du temps, ces carrossiers d’un nouveau type, rivalisant entre-eux dans des concours, ont poussé l’audace et la finition de plus en plus loin, rendant leur hot rods totalement inaccessibles aux hot rodders des débuts, tant sur la technique, la finition, les accessoires sophistiqués et les mécaniques, que sur le prix final. En effet un créateur carrossier comme Boydd Coddington (décédé en 2008), ne fabriquait plus, dans ses dernières années, que des hot rods à 150 000 voire 350 000 $ qui pouvaient se revendre jusqu’à 500 000 $ dans certaines ventes aux enchères.

 

Par réaction, un style de hot rods plus conformes à la manière originelle de construire ces véhicules, a repris le dessus, de nombreuses personnes reconstruisant leur hot rod « à l'ancienne ». Une nouvelle tendance, totalement en réaction aux hot rods hyper-coûteux à fait son apparition, consistant en l'utilisation de vraies voitures anciennes d'avant-guerre, mais sans aucune préparation ni aucune finition, des hot rods à l'état brut qui se surnomment les rat rods.

Classification

On distingue aujourd'hui plusieurs types de hot rods :

- Traditional rod (ou nostalgia rod) : un hot rod construit selon les méthodes de la première époque, sur une base ancienne et avec des matériaux et des techniques anciennes.


- Street rod : construit exclusivement à partir de pièces neuves, mais qui, malgré une caisse en polyester, respecte globalement l'aspect extérieur du traditional rod.


- Show rod : hot rod construit principalement pour être exposé dans des rassemblements ou des salons et non pour circuler couramment.


- Drag rod : il consiste à monter un moteur surpuissant sur une structure de type Ford T renforcée et adaptée, pour participer à des courses de dragster (là encore la voiture n'est pas conçue pour circuler sur route).


- Rat rod : la dernière tendance, un hot rod dont on a laissé rouiller certaines parties métalliques pour lui donner une patine et un aspect négligé (paradoxalement cela peut représenter davantage de travail qu'un hot rod peint de manière classique) et qui est généralement hyper surbaissé.


- Volks rods : construits sur une base de VW Coccinelle modifiée. Ils ont le mérite d'exister mais n'ont strictement rien en commun avec les véritables hot rods.


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